Mes lectures · Poésie

Et pourtant je m’élève – Maya Angelou

Il y a des poèmes qu'on lit. Et puis il y a ceux qu'on aimerait apprendre par cœur pour se les réciter les jours où la vie nous met à genoux.

Maya Angelou. Quelle femme ! Quelle plume ! Quelle force !

Ce que j'aime dans son écriture, c'est cette manière de parler de la douleur sans jamais lui laisser le dernier mot. Il y a de la résistance dans ses mots, bien sûr, mais aussi de la fierté, de la liberté et une audace qui me plaît énormément.

Et puis, il y a cette page 61 de mon édition Points. Mon gros coup de cœur.

« Mon esprit est une vague en haute mer. »

Cette image ! Je la trouve magnifique. Une vague, ça bouge, ça avance, ça échappe à ceux qui voudraient la retenir. Et c'est précisément ce que je ressens à la lecture de ce passage : une liberté que rien ne semble pouvoir contenir.

J'aime aussi la façon dont Maya Angelou se mêle aux éléments, aux saisons, au temps, à la poésie elle-même. Comme si elle nous disait qu'on pouvait tenter de la faire taire, mais qu'on ne pourrait jamais effacer sa présence.

Et cette idée me plaît terriblement.

Chez Maya Angelou, la force n'est pas seulement dans le fait de se relever. Elle est aussi dans cette certitude d'exister pleinement, malgré les blessures, malgré les menaces, malgré le regard des autres.

Maya Angelou a cette capacité rare : elle écrit des mots qu'on lit avec les yeux, mais qu'on ressent dans tout le corps.