Poème · 27 octobre 2026

Ce matin, j’ai ouvert la fenêtre

Ce matin, j’ai ouvert la fenêtre, pour laisser entrer un peu d’air frais. J’ai pris une grande inspiration, mais mon cœur, lui, a frissonné.

Ce matin, j’ai ouvert la fenêtre,
pour laisser entrer un peu d’air frais.
J’ai pris une grande inspiration,
mais mon cœur, lui, a frissonné.

J’ai allumé une bougie,
et j’ai voulu la souffler pour toi,
mais le vent m’a devancée,
et m’a laissée seule avec mes souvenirs.

Il m’arrive encore d’écouter
« Je n’ai pas changé » de Julio Iglesias,
en t’imaginant chanter à tue-tête,
comme tu le faisais autrefois.

Je m’entends te taquiner :
« Papi, tu chantes comme une casserole. »
Tu riais, et je riais avec toi,
sans savoir combien ta voix me manquerait.

Je repense à nos éclats de rire,
à ces petits bonheurs sans importance,
qui me semblent aujourd’hui si précieux,
depuis que tu n’es plus là pour les partager.

Il reste des choses que je garde pour moi,
des mots que je n’ai pas su te dire,
et parfois, le temps d’un instant,
j’aimerais simplement entendre ta voix.

Il y a des jours où tout semble aller,
et d’autres où un rien nous ramène
en arrière.
Il suffit parfois d’un souvenir,
pour retrouver cette peine familière.

Il y a des soirs où hier semble si proche,
et le présent un peu plus silencieux.
Alors je regarde la nuit tomber,
en espérant que demain soit plus tendre.

Rachel Luk

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