Glen Affric – Karine Giebel
Sortez vos mouchoirs. Et prévoyez-en une deuxième boîte, on ne sait jamais.
Karine Giebel… Mais quelle cruauté ! Je vous le dis, cette femme n'a aucune pitié pour ses personnages. Et encore moins pour ses lecteurs !
Ce roman m'a touchée en plein cœur. Qu'est-ce que j'ai pleuré ! Mais qu'est-ce que j'ai pleuré…
Et puis il y a Léonard. Ah, Léonard… Rien que d'y repenser, j'ai le cœur serré. Un garçon différent, profondément attachant, qui ne demande finalement pas grand-chose à la vie. Et pourtant, le monde semble s'acharner à lui refuser le peu auquel il aspire.
J'ai eu envie de le prendre dans mes bras, de le protéger, de lui dire que non, il ne méritait pas tout ça. J'ai ressenti de la peine, de la colère, de l'incompréhension. À tel point que j'ai refermé ce livre pendant deux semaines. DEUX SEMAINES ! Il fallait que je m'en remette.
Entre-temps, je suis allée lire du Claire Favan. Oui, parce que visiblement, pour me remettre de la cruauté de Karine Giebel, j'ai trouvé judicieux de me tourner vers une autre spécialiste des tueurs en série. Claire Favan, parlons-en aussi… Elle est terrible cette dame ! Mais bref, revenons à nos moutons.
Je suis finalement retournée auprès de Léonard. Parce que malgré tout, impossible de l'abandonner. Pas Léonard.
Alors oui, soyons honnêtes, j'ai parfois trouvé le roman un peu long. Certains passages m'ont semblé s'étirer plus que nécessaire. Mais cela n'enlève rien à la force de cette histoire ni à l'attachement que j'ai développé pour ses personnages Karine Giebel ne prend aucun détour pour nous dépeindre la cruauté de ce monde. Elle nous confronte à ce que l'être humain peut avoir de plus sombre : la méchanceté, le rejet, l'indifférence face à la souffrance des autres. Et elle le fait avec une brutalité qui ne laisse pas indemne.
Ce qui m'a bouleversée, au-delà de l'histoire, c'est de me dire que cette cruauté n'existe malheureusement pas que dans les romans.
Glen Affric, ce n'est pas simplement un livre que j'ai lu. C'est un livre que j'ai ressenti, parfois douloureusement.
Karine Giebel, vous m'avez brisé le cœur. Et malgré toutes ces larmes, je ne regrette pas une seule page.